L'organisation dans le nettoyage (industriel)

Afin d’améliorer la coordination des équipes, l’harmonisation des pratiques et le respect du cahier des charges il est important pour une société de nettoyage, un établissement de santé (hôpital, EHPAD, clinique) ou un hôtel, d’optimiser l’organisation ainsi que la méthodologie de travail.

Dans un premier temps il est important de bien connaître le nombre d’agent nécessaire.
Un nombre trop faible d’agent augmentera naturellement la cadence de travail des autres agents ce qui peut nuire à la qualité et au bien-être au travail.

Avoir un nombre trop important d’agent sera bien trop onéreux sans pour autant augmenter la qualité.

L’organisation du nettoyage doit s’adapter en fonction du contexte.

En effet l’agent de nettoyage industriel s’occupe du la propreté des surfaces et des locaux d’une entreprise, alors que l’agent de bionettoyage s’occupe de la désinfection et/ou de la décontamination. Ce dernier a alors des protocoles qu’il doit respecter scrupuleusement.

Il doit avoir une bonne connaissance des normes et de l’ordre des tâches à réaliser ou avoir un outil qui l’aide au quotidien (cliquez-ici pour un exemple d’outil)

L’agent de nettoyage industriel est un peu plus flexible quant à la gestion de son emploi du temps.

Méthodologie

Afin d’optimiser l’organisation ainsi que le nombre d’agent à prévoir il est important d’appliquer une certaine méthodologie.

Dans un premier temps il faut déterminer l’importance des zones à entretenir (Exemple : sanitaires : Haute importance, bureaux : faible importance etc.)

Dans un second temps l’importance des différents éléments à entretenir (Exemple : Poignées et interrupteurs : Haute importance, vitres : faible importance etc.)

Cela donnera une première base pour déterminer les fréquences de nettoyage.

Fréquences qui seront à l’origine du calcul du temps de travail.

Les types de surfaces à entretenir rentre aussi dans le calcul (marbre, parquets, thermoplastiques etc.).

Le matériel utilisé va également influer sur le temps d’entretien. Utiliser une autolaveuse pour des circulations sera plus efficace et fera gagner du temps.

L’utilisation d’une monobrosse THV (très haute vitesse) pour des sols en thermoplastiques par exemple.

Cependant les fréquences de nettoyages vont surtout être ajustées en fonction du type d’établissement dans lequel les agents interviennent.

En effet le nettoyage industriel en bureaux qui nécessite un bon nombre d’interventions n’est pas comparable au bionettoyage dans un établissement de santé tel qu’un EHPAD, une clinique ou un hôpital.

Ce dernier prend en compte également le risque infectieux de chaque éléments. Les points de contacts vont ainsi être désinfectés régulièrement.

Qu’il s’agisse de locaux d’activité, de bureaux, d’une administration, ou d’une maison de retraite, la prestation de ménage et les fréquences diffèrent donc selon plusieurs critères.
En ce qui concerne le nettoyage industriel des commerces, les magasins et des centres commerciaux, il est effectué la plupart du temps avec des machines telles qu’une autolaveuse ou une monobrosse THV (très haute vitesse) ou thermoplastique.
Ainsi, l’agent dispose d’un matériel adaptée lui permettant de gagner beaucoup de temps.
Cependant s’il s’agit d’une petite surface, le temps gagnés ne vaut pas l’investissement.
Dans les usines, le nettoyage industriel est beaucoup plus encadré et protocolisé que dans le milieu tertiaire.

L’enjeu est beaucoup plus important selon l’activité (risques sanitaires, salles blanches etc.).

Toutes ces différences sont à prendre en compte mais dans tous les cas les contrôles et auto-contrôles sont incontournables (METTRE LIEN ARTICLE CONTROLE). En effet cela permet de vérifier le respect du planning, des protocoles, du respect des fréquences etc.

Normes

NORME ISO 9001 et 14001
Pour une société de nettoyage, il peut être très intéressant d’obtenir une norme telle que l’ISO 9001 ou l’ISO 14001.
L’AFNOR, l’agence française de normalisation, aide les sociétés de nettoyage à l’aide de son recueil « les outils de la propreté ». (LIEN VERS LE RECCUEIL OU VERS UNE EXPLICATION DES NORMES)
Celui-ci permet à chaque entreprise de propreté d’avoir des clés pour améliorer son organisation, ses procédures et ses méthodes de contrôles et ainsi les aider à les mettre en application.
Ce recueil rassemble un lexique, un guide du nettoyage, une aide pour l’établissement de cahier des charges et de devis, ainsi que des méthodes de contrôle.
Ces normes permettent entre autres aux entreprises de se différencier de la concurrence et d’obtenir des marchés qui les nécessites.
Elles leur permettent enfin de mettre en place des suivis de réclamations client, de dysfonctionnements, des actions suites aux non-conformités etc.

Gestion des équipes

En interne, fonction du nombre d’agent il est important d’avoir un/une responsable d’équipe, chef de secteur.

Pour une société en hygiène des locaux, il est indispensable d’avoir un responsable de secteur (avec un nombre de client affecté maximum).

Que ce soit pour la réactivité suite aux réclamations clients, au recrutement de nouveau personnel, à la formation, à l’élaboration des plannings, aux remplacements, aux contrôles qualités etc.

Pour un établissement de santé il s’agira le plus souvent d’une gouvernante ou d’une responsable d’hébergement qui pourra être sur le terrain au quotidien, répondre aux demandes des agents, s’assurer du respect des prestations, réaliser les contrôles qualités, évaluation et audits etc.

Des outils adaptés aux responsables d’équipes permettent de gagner du temps et d’améliorer la qualités des prestations. (LIEN OUTIL SASHA CONTRÖLE).

Le succès des prestations dépend des agents
Bien former ses équipes, bien les accompagner et valoriser leur travail sont des clés pour le bien être des employés et l’amélioration de la qualité.
Pour une entreprise de nettoyage par exemple il suffira de mettre en place des méthodologies de travail, d’affecter à chaque agent un référent qui les formera, répondra à leurs besoins et les accompagnera sur toute la durée de leur contrat.
OUTIL de valorisation (lien SASHA)

Les règles à respecter en hygiène hospitalière

En hygiène hospitalière des règles plus spécifiques sont à respecter.
En effet nous parlons de bionettoyage et non pas de nettoyage :
Le bio-nettoyage consiste à éliminer d'une surface toute souillure macroscopique ou microscopique pouvant s'y trouver. Il se fait à l'aide de produits détergents choisis en fonction des souillures et du support.
La désinfection est une « opération au résultat momentané permettant d'éliminer ou tuer les micro-organismes et/ou d'inactiver les virus portés par des milieux inertes contaminés ».
Éliminer les micro-organismes présents et rendre la surface bactériologiquement propre. Cet objectif ne sera atteint que si la surface est parfaitement nettoyée.

Pour cela plusieurs étapes sont proposées :
1/ Définir le champ d’intervention : Définir à quels endroits doit être réalisé le nettoyage et la désinfection
2/ Définir les acteurs : Définir qui doit nettoyer (opérateur(s) nommé(s).
La formation est donc importante (accompagné de piqûres de rappels régulières) afin de vérifier l’harmonisation des pratiques, le bon respect des protocoles par les agents, garantissant la maîtrise du risque infectieux.
3/ Définir les fréquences : Définir quand le nettoyage et la désinfection doivent être réalisés
D’abord les zones à risques sont à déterminer (Exemple : Sanitaires risques élevés, bureaux risques faibles etc.)
Puis les éléments à risques sont à déterminer (Exemple : Poignées risques élevés, sols risques faibles etc.) dans le but de réaliser le plan de nettoyage, les modes opérations et les protocoles.
Cela permettra ainsi de déterminer à quelle fréquence chaque zone/élément doit être réalisé. Un risque faible devra être bionettoyer quotidiennement (ou plusieurs fois par jour) tandis qu’un risque faible pourra être bionettoyer une fois par semaine par exemple.
4/ Définir les modes opératoires : Définir comment le bionettoyage doit être réalisé (les produits, les concentrations etc.)
Les fiches techniques et les fiches de données sécurités des produits peuvent être proposés en plus des protocoles de désinfection.
Tous ces documents constituent le système documentaire (constitué également en fonction de la législation en vigueur) qui sera remis à chaque agent sous format papier ou digital.

Les protocoles

Ils doivent regroupés toutes les surfaces à entretenir ainsi que les éléments.
Exemple :
Bureaux : Sols, vitres et encadrement, mobilier…
Chariots : Seaux, balais…

Le mode opératoire

Ils énoncent le schéma, la structure des actions à réaliser : Description des étapes de nettoyage et de désinfection (phase préparatoire, nettoyage, rinçage, séchage....), Identification du matériel, Identification des produits et définition des modalités d'utilisation.

Découpage des étapes de nettoyage / désinfection :
Préparation : Evacuation des déchets, dégagement des support, enlèvement des souillures grossières
Nettoyage : Eau (50°C) + détergent + action mécanique
Rinçage : Eau claire
Désinfection : Eau + désinfectant + temps d’action à respecter
Rinçage : Eau claire
Séchage : Raclette (sols), papier à usage unique ou microfibre (surfaces)

Les fiches techniques

Sur les fiches techniques misent à disposition des agents doivent apparaitre les informations suivantes :
- Nom du produit
- Nature
- Composition chimique
- Précaution d'emploi (concentration, temps de contact...)
- Symbole de danger
- Règles et précautions de stockage
- Caractéristiques physico-chimiques : pH, densité, solubilité, toxicité...
- Nom et adresse du fabricant
- Biodégradabilité, danger, rendement
- Dosage
- "Contact alimentaire" = pour les produits pouvant être utilisés sur des surfaces en contact avec les denrées alimentaires.
Le choix des produits est en fonction :
- Des propriétés physico-chimiques des souillures
- Du type de support
- De sa qualité
Exemple de critères de qualité d’un produit :
- Donne un résultat rapide et de qualité : Se rince facilement
- Permettre le mouillage parfait des surfaces : Être non agressif pour les surfaces et l’utilisateur
- Être adapté à la dureté de l’eau : Être stable à la lumière et à la chaleur
- Être facile à diluer : Être conforme aux normes AFNOR (Association Française des Normalisations)

Détail du matériel

La liste du matériel doit être détaillée :
Exemple : Lavette / microfibre rose : Éléments des zones dites « Fortement contaminées/sales » : WC, lavabos etc.

Autres

La traçabilité doit être proposées aux agents, pour cela plusieurs solutions et/ou outils numérique existe tel que le logiciel SASHA fonctionnant sur tablette adapté à tout type de chariot.

Proposer de la technologie et de l'innovation aux agents permet de rentrer dans une logique de valorisation et de prendre la direction de l'amélioration des conditions de travail.

Il est également important de vérifier et de maintenir le matériel en bon état.

Système documentaire : Le référentiel permet de gérer une base « produits » et est associé aux procédures de nettoyage et de désinfection. Il regroupe les caractéristiques et le fonctionnement des produits chimiques utilisés et donne des précisions sur les conditions générales d'utilisation. Il s'agit d'un cadre de référence, d'un guide dans lequel l'opérateur viendra puiser les éléments selon le contexte de travail.
Procédure/mode opératoire : plan de nettoyage
Système de traçabilité
Sensibilisation du personnel - Campagne d'affichage - Règles/consignes sur les bonnes pratiques d'hygiène et de sécurité
Référentiel des produits de nettoyage/désinfection

Sensibilisés aux bonnes pratiques d'hygiène et de sécurité :

Les cheveux attachés - Les bijoux ôtés - Port de la tenue de travail - Port des équipements de protection en fonction des produits utilisés et des tâches à réaliser - Lavage régulier des mains - Autres...